Ambisonics pour Systèmes Multicanaux : Du Format B au 5.1 et Dolby
Le même enregistrement ambisonics peut finir sur une barre de son, dans un home cinéma 5.1 ou sur un flux Dolby Atmos - le format source compte autant que le système qui le diffuse.
L'ambisonics capture une sphère sonore complète dans un jeu de canaux compact - le « format B », quatre canaux (W, X, Y, Z) au premier ordre - indépendamment de toute configuration de haut-parleurs précise. C'est ce qui en fait un format source utile : le même enregistrement ambisonics peut ensuite être décodé en stéréo, 5.1, 7.1, ou un format objet comme Dolby Atmos, plutôt que d'être figé sur une configuration dès le départ.
Les systèmes de lecture modernes se répartissent en deux grandes catégories. Les systèmes à base de canaux - stéréo, 5.1, 7.1 - envoient un signal fixe et discret à chaque haut-parleur, le modèle derrière la plupart des home cinémas et des salles de cinéma. Les systèmes à base d'objets comme Dolby Atmos et DTS:X livrent plutôt l'audio sous forme d'objets sonores individuels accompagnés de métadonnées de position, décodés en direct selon les haut-parleurs réellement présents - une barre de son à haut-parleurs orientés vers le haut, une salle de cinéma Atmos complète, ou une paire stéréo restituant un mixage binaural pour casque.
Le matériau source qui alimente ces systèmes est tout aussi varié : les supports physiques et les masters de cinéma portent des mixages discrets à base de canaux ; la diffusion livre du stéréo ou du 5.1 selon le flux ; les plateformes de streaming portent de plus en plus d'audio spatial à base d'objets (Spotify, Apple Music, Tidal) ; et les moteurs de jeu ainsi que la vidéo VR/360° génèrent l'audio en temps réel à partir de scènes ambisoniques ou à base d'objets, plutôt qu'un mixage figé à l'avance.
Le fil conducteur dans tout cela : un format source doit être décodé exactement dans la configuration attendue par un système, sinon l'information spatiale s'effondre ou atterrit sur les mauvais canaux. Un lit ambisonics destiné à un décodage 5.1 ne se traduit pas correctement en un mixage binaural stéréo sans une conversion explicite, et un fichier 5.1 discret ne se comporte pas correctement sur un système Atmos à base d'objets sans remixage. Faire correspondre le format source au système de lecture est ce qui détermine réellement si le mixage spatial tient la route, pas seulement comment il sonne isolément.
S'appuie sur une formation en ambisonics et audio multicanal suivie pendant les études de Philipp à la BIMM Berlin.